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GUERREIRAS DA FLORESTA

Chez les Huni Kuin (dont le nom signifie les Hommes Vrais) du village de Caucho, situé en Amazonie Brésilienne dans la région de l’Acre, les femmes occupent une place fondamentale.

J’ai pu les rencontrer, partager leur quotidien et apprendre leurs moeurs durant 2 semaines.

 

Bien qu’elles aient été persécutées, violées, massacrées, délogées de leurs habitats naturels pendant des années par les envahisseurs européens, ces femmes autochtones portent en elles une force incommensurable.

 

C’est en partie grâce à leurs connaissances que la culture indigène, qui avait faillit disparaitre au cours du XXème siècle avec les séringueros (mercenaires du caoutchouc), a su perdurer au sein de ces communautés primitives.

 

En effet elles ne sont pas « seulement » les mères au foyer qui élèvent les enfants, s’occupent de la maison et nourrissent leur famille, elles occupent également des rôles sociaux importants au sein de la tribu. 

 

Elles s’organisent en groupes, possèdent des représentantes qui se réunissent pour discuter des problématiques sociales afin d’améliorer leurs conditions de vie mais aussi pour partager leurs connaissances et échanger sur leur quotidien.

 

Ce sont elles qui détiennent les savoirs sacrés de l’artisanat Huni Kuin, elles sont tisserandes, couturières et joaillières, connaissent les motifs sacrés des Kenes et leur signification, qu’elles se peignent sur le corps ou reproduisent dans leurs productions. 

 

Elles sont Txanas (chanteuses et musiciennes) qui animent les cérémonies de leurs chants millénaires, Caciques (chef de tribu), Pajés (chamans) qui guérissent grâce aux connaissances de la forêt, ce sont les Guerreiras da floresta.